Les oxydes d’azote (NO et NO2) - Qualité de l'air sur l'Ile de La Réunion

Les oxydes d’azote (NO et NO2)




D’une manière générale, les oxydes d’azote (NOx) regroupent le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Ils proviennent comme le SO2 essentiellement de la combustion de produits énergétiques et de quelques procédés industriels. Les principaux émetteurs sont les installations de combustion et surtout les véhicules motorisés. D’autres sources, comme les feux de forêts, peuvent aussi contribuer aux émissions. Les NOx interviennent dans la formation des oxydants photochimiques et, par effet indirect, dans l’accroissement de l’effet de serre.

Les sources

D’après le CITEPA, à La Réunion, les émissions totales de NOx s’élèvent en 2007 à 14,0 kt. Comme pour le SO2, mais de manière beaucoup moins marquée, le secteur le plus émetteur est la transformation d’énergie avec 49 % des émissions. Ces émissions proviennent de la combustion dans les différentes installations des sites de production d’électricité (EDF centrale du Port, compagnies thermiques de Bois-Rouge et du Gol).

Le transport routier est, en tenant compte de l’application depuis plusieurs années de normes environnementales réduisant les émissions, le second secteur contributeur avec 47 % des émissions. Ces émissions sont majoritairement dues à la combustion dans les moteurs des poids lourds diesel et des véhicules particuliers et utilitaires (principalement diesel).

Les émissions dues à l’épandage des fertilisants minéraux sur les sols agricoles cultivés complètent les émissions de NOx.

Les oxydes d’azote se rencontrent également dans les locaux, issus alors principalement des appareils de combustion à combustibles gazeux (gazinière, chauffe-eau...). Ils sont également l’un des nombreux composés de la fumée de tabac.

Les effets sur la santé

Le NO2 est un gaz irritant pour les bronches. Chez les asthmatiques, il augmente la fréquence et la gravité des crises. Chez l’enfant, il favorise les infections pulmonaires.
Le NO est considéré comme un polluant beaucoup moins toxique que son produit d’oxydation : le dioxyde d’azote.

Les effets sur l’environnement

Les oxydes d’azote participent aux phénomènes des pluies acides, à la formation de l’ozone troposphérique, dont ils sont l’un des précurseurs, à l’atteinte de la couche d’ozone stratosphérique et à l’effet de serre.

Réglementation

Le NO n’est soumis à aucune réglementation car il est considéré comme moins toxique que le dioxyde d’azote qui, lui, est réglementé.

Les valeurs réglementaires sont issues du décret N° 2010-1250 du 21 octobre 2010. Les seuils d’information et les seuils d’alerte sont surveillés tous les jours (7j/7j).

  • Objectif de qualité : 40 µg/m3 en moyenne annuelle
  • Seuil de recommandation et d’information : 200 µg/m3 en moyenne horaire
  • Seuil d’alerte : 400 µg/m3 en moyenne horaire, ou 200 µg/m3 en moyenne horaire si la procédure d’information a été déclenchée la veille et le jour même et que les prévisions font craindre un dépassement pour le lendemain.
  • Valeur limite horaire pour la protection de la santé humaine : 200 µg/m3 en moyenne horaire à ne pas dépasser plus de dix-huit fois par année civile, cette valeur limite étant applicable à compter du 1er janvier 2010.
  • Valeur limite annuelle pour la protection de la santé humaine : 40 µg/m3 en moyenne annuelle civile, cette valeur étant applicable à compter du 1er janvier 2010.
  • Valeur limite pour la protection de la végétation : 30 µg/m3 en moyenne annuelle pour les NOx.

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