Les particules fines en suspension (PM2.5) - Qualité de l'air sur l'Ile de La Réunion

Les particules fines en suspension (PM2.5)




Les particules en suspension véhiculent de nombreuses substances telles que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les métaux, le dioxyde de soufre... Leur taille est très variable, de quelques microns à quelques dixièmes de millimètre.

Les sources potentielles

Les particules en suspension peuvent être d’origine naturelle (érosion des sols, pollens ...) ou anthropique (liées à l’activité humaine). Dans ce cas, elles sont issues majoritairement de la combustion incomplète des combustibles fossiles (sidérurgie, cimenteries, incinération de déchets, manutention de produits pondéraux, minerais et matériaux, circulation automobile, centrale thermique ...) et de l’usure des matériaux. Dans les locaux, la principale source de pollution particulaire est l’activité humaine (notamment la fumée de tabac).

D’après le CITEPA, les émissions totales de PM2,5 s’élèvent en 2007 à 1,0 kt à La Réunion. Le résidentiel/tertiaire est le principal contributeur dans la région avec 37 % des émissions. Le transport routier prend la deuxième position avec 22 % des émissions devant la transformation d’énergie qui représente 21 % des rejets de PM2,5. L’industrie manufacturière contribue à 11 % des émissions de la région. Enfin, l’agriculture/sylviculture génère la quasi-totalité des émissions restantes.

Les effets sur la santé

Plus une particule est fine, plus sa toxicité potentielle est élevé.

Les plus grosses (PM10) sont retenues par les voies aériennes supérieures. Les plus fines (PM2,5) pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire où elles peuvent provoquer une inflammation et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. Les particules « ultrafines » sont suspectées de provoquer également des effets cardio-vasculaires. Elles peuvent également avoir des propriétés mutagènes et cancérigènes : c’est notamment le cas de certaines particules émises par les moteurs diesel qui véhiculent certains hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

Ces particules sont quantifiées en masse mais leur nombre peut varier fortement en fonction de leur taille.

Les effets sur l’environnement

Les effets de salissures des bâtiments et des monuments sont les atteintes à l’environnement les plus évidentes.

Réglementation

Les fines particules en suspension PM2,5 sont réglementées par le décret 2010-1250 du 21 octobre 2010.

  • Obligation en matière de concentration relative à l’exposition : 20 µg/m3 à atteindre en 2015
  • Objectif de qualité : 10 µg/m3 en moyenne annuelle
  • Valeur cible : 20 µg/m3 à respecter en moyenne annuelle
  • Valeur limite : 25 µg/m3 en moyenne annuelle civile, augmentés des marges de dépassement suivantes pour les années antérieures au 1er janvier 2015 (2012 : 2 µg/m3, 2013 : 1, 2014 : 1)

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