L’ozone n’est pas un polluant émis directement. Il est considéré comme étant un polluant « secondaire », résultant de la transformation photochimique (en présence des rayons UV solaires) dans l’atmosphère de certains « précurseurs » ou polluants « primaires » (en particulier NOx et COV) via des mécanismes réactionnels complexes. La météorologie est un facteur qui influe fortement sur la formation de l’ozone : en général, plus il y a de soleil et de chaleur, plus la formation d’ozone dans l’air que nous respirons est importante !
En milieu urbain, l’ozone n’est pas directement émis par les véhicules automobiles. Il est créé par réaction photochimique, lors d’interactions entre les rayonnements ultraviolets solaires et des polluants primaires précurseurs tels que les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone, les hydrocarbures et la famille des Composés Organiques Volatils (COV) présents dans les gaz d’échappement. Cet ozone s’ajoute à l’ozone naturel.
Les plus fortes concentrations se rencontrent lors de conditions de fort ensoleillement et de stagnation de l’air. Il se forme dans les zones polluées, puis est transporté. Dans les villes, à proximité des foyers de pollution, il est immédiatement détruit par interaction avec le monoxyde d’azote. Les pointes de pollution sont donc plus fréquentes en dehors des villes, en périphérie des zones émettrices des polluants.