Dioxyde de soufre (SO₂)

Polluants chimiques

Le dioxyde de soufre est un gaz incolore. Il se signale par une odeur forte, désagréable et suffocante à partir d’un certain niveau de concentration.

Composé d’un atome de soufre et de deux atomes d’oxygène, sa formule chimique est SO2.

L’activité volcanique de La Réunion peut générer des panaches de SO₂ en concentration élevée, surveillés en temps réel par Atmo Réunion.

Sources

Les rejets de SO₂ sont dus en grande majorité à l’utilisation de combustibles fossiles soufrés (charbon, coke de pétrole, fuel lourd, fuel domestique, gazole). Tous les utilisateurs de ces combustibles sont concernés : centrales thermiques, grosses installations de combustions industrielles, unités de chauffage individuel et collectif. Certains procédés industriels en émettent aussi : extraction et raffinage du pétrole, production d’acide sulfurique, grillage de minerais, production de pâte à papier… La part des transports est faible et baisse avec la suppression progressive du soufre dans les carburants.

Parmi ses sources naturelles : les volcans, les océans ou encore les végétaux (combustion, putréfaction).

À La Réunion, les émissions naturelles liées au volcan du Piton de la Fournaise peuvent générer de grandes quantités de SO₂.

Le dioxyde de soufre peut se former lors de combustions dans les appareils de chauffage fonctionnant aux combustibles fossiles soufrés, telles les chaudières à fioul. Certains produits, tels la cigarette ou l’encens, sont sources de dioxyde de soufre dès lors qu’ils se consument.

Effets

Le SO₂ est un irritant des muqueuses, de la peau, des yeux et des voies respiratoires supérieures (toux, gêne respiratoire).

Les fortes pointes de pollution peuvent déclencher une gêne respiratoire chez les personnes sensibles. L’obstruction des bronches ainsi qu’une diminution momentanée ou durable du débit respiratoire sont les principaux effets d’une intoxication au dioxyde de soufre. Elles peuvent être mortelles si le dioxyde de soufre est inhalé en grande quantité.

Il agit en synergie avec d’autres substances, notamment avec les fines particules. Comme tous les polluants, ses effets sont amplifiés par le tabagisme.

Le dioxyde de soufre se transforme en acide sulfurique au contact de l’humidité de l’air et participe au phénomène des pluies acides. Il contribue ainsi, en association avec d’autres polluants comme les oxydes d’azote, à l’acidification des lacs, au dépérissement forestier et à la dégradation du patrimoine bâti (pierre, matériaux de nombreux monuments).

Réglementation

Les valeurs réglementaires sont issues du Décret N° 2010-1250 du 21 octobre 2010.

Pollution de fond

  • Valeur limite santé humaine : 350 µg/m3/jour, à ne pas dépasser plus de 24 fois par an
  • Valeur limite santé humaine : 125 µg/m3/jour, à ne pas dépasser plus de 3 jours par an
  • Valeur critique végétation : 20 µg/m3/an (période du 01/10 au 31/03)
  • Objectif de qualité : 50 µg/m3/an
  • Valeur guide OMS : 40 µg/m3/an

Épisode de pollution

  • Seuil d’information et de recommandation : 300 µg/m3/h
  • Seuil d’alerte : 500 µg/m3/h sur 3 heures consécutives

Spécificités

  • Le dioxyde de soufre participe à l’indice Atmo
  • Le dioxyde de soufre peut déclencher un épisode de pollution