Monoxyde de carbone (CO)

Polluants chimiques

Le monoxyde de carbone est un gaz inodore, incolore et inflammable. Il se forme lorsque la combustion de matières organiques (bois, charbon, gaz, fioul, essence…) est incomplète.

Composé d’un atome de carbone et d’un atome d’oxygène, sa formule chimique est CO.

Gaz invisible et inodore — seuls les détecteurs de CO ou les analyses d’air permettent de repérer sa présence.

Sources

Le monoxyde de carbone provient des combustions incomplètes. Il est émis en grande partie par le trafic automobile. Les véhicules à essence, notamment les anciens modèles sans catalyseur, sont les principaux émetteurs.

Les autres sources en air ambiant sont les installations de chauffage (chaudières, poêles), les incinérateurs, certains procédés industriels (sidérurgie, raffinage) et les incendies de forêt.

En intérieur, les sources de CO sont les appareils à combustion défaillants : chaudières mal entretenues, chauffe-eau, cheminées et poêles à bois, chauffages d’appoint au pétrole, moteurs thermiques fonctionnant en espace clos (groupes électrogènes). La fumée de tabac est également une source significative.

Effets

Le monoxyde de carbone se fixe à la place de l’oxygène sur l’hémoglobine du sang, conduisant à un manque d’oxygénation du système nerveux, du cœur et des vaisseaux sanguins.

Les premiers symptômes (maux de tête, vertiges, nausées) apparaissent à partir de 100 ppm. A des concentrations plus élevées, il provoque des troubles cardiaques, des paralysies musculaires, des troubles de la vision et du comportement, pouvant aller jusqu’au coma et au décès.

Le monoxyde de carbone constitue la première cause de mortalité par intoxication en France. Les personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires sont particulièrement sensibles.

Il participe à la formation de l’ozone troposphérique (« mauvais ozone »). Dans l’atmosphère, le monoxyde de carbone contribue à l’effet de serre de manière indirecte en augmentant la durée de vie du méthane et en favorisant la production d’ozone troposphérique.

Réglementation

La valeur réglementaire est fixée par le décret N° 2010-1250 du 21 octobre 2010 :

  • Valeur limite : 10 mg/m3 pour le maximum journalier de la moyenne glissante sur 8h