Un réseau fixe permanent, au cœur de la surveillance réglementaire
Les stations fixes constituent le socle du dispositif de surveillance de la qualité de l’air à La Réunion.
Elles assurent la mesure en continu, 24h/24 et 7j/7, des principaux polluants atmosphériques réglementés : dioxyde d’azote (NO₂), dioxyde de soufre (SO₂), ozone (O₃), monoxyde de carbone (CO) et particules fines (PM₁₀, PM₂.₅).
Atmo Réunion exploite actuellement 16 stations fixes réparties sur l’ensemble du territoire, intégrées à un réseau cohérent de plus de 50 analyseurs automatiques.
Ces dispositifs permettent de suivre l’évolution des concentrations dans des contextes variés : urbains, périurbains, rural.
L’implantation des stations répond à un cahier des charges réglementaire défini par l’arrêté du 16 avril 2021 relatif à la surveillance de la qualité de l’air.
Chaque site est sélectionné sur la base de critères environnementaux, topographiques et démographiques, afin d’évaluer l’exposition des populations et de caractériser les différents milieux de vie.
Les types de stations et les influences
Le réseau d’Atmo Réunion comprend plusieurs typologies de stations avec des influences différentes, complémentaires les unes des autres :
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Tableau des influences
Zones Administratives de Surveillance (ZAS)
L’île est découpée en trois zones administratives de surveillance (ZAS), chacune dotée d’objectifs de suivi adaptés :
- Zone à Risque Urbaine (ZARU) : unités urbaines entre 50 000 et 250 000 habitants.
- Zone à risque volcanique (ZARV) : zone influencée par les retombées du panache volcanique lors d’éruptions du Piton de la Fournaise.
- Zone régionale (ZR) : zone couvrant le reste du territoire.
Des stations mobiles, complémentaires au réseau fixe
Les stations mobiles complètent le réseau fixe d’Atmo Réunion en permettant une surveillance ponctuelle, ciblée et adaptable de la qualité de l’air.
Elles jouent un rôle essentiel pour étudier de nouveaux territoires, caractériser des sources locales de pollution ou encore valider des sites d’implantation avant la mise en place d’une station permanente.
Chaque station mobile est montée sur remorque pouvant être déplacée par un véhicule. Ces stations sont conçues pour être déployées sur tout le territoire et peuvent fonctionner le temps d’une campagne de mesure, soit pendant plusieurs semaines.
Les stations mobiles remplissent plusieurs types de missions complémentaires, au service des collectivités, des institutions et des citoyens. Historiquement, avant d’installer une nouvelle station fixe, Atmo Réunion a pu déployer des stations mobiles pour valider la pertinence du site, quant à la représentativité de l’exposition de la population, l’influence des sources locales et en prenant en compte les contraintes techniques et topographiques.
Elles permettent de réaliser des campagnes temporaires de mesure pour :
- évaluer la qualité de l’air dans une zone dépourvue de station fixe ;
- mesurer l’impact d’une source spécifique (chantier, axe routier, zone industrielle, etc.) ;
- caractériser une zone sensible : école, hôpital, quartier résidentiel, zone de montagne, etc.
- des polluants émergents ou des situations particulières (microclimats, vallées encaissées, zones portuaires, etc.).
Ces campagnes durent généralement de quelques semaines à plusieurs mois, selon les objectifs.
Les données recueillies permettent de dresser un diagnostic local et d’identifier les tendances ou dépassements éventuels par rapport aux seuils réglementaires.
Les stations mobiles jouent également un rôle clé en cas d’événements exceptionnels :
- d’incidents industriels (rejets accidentels, incendies, explosions) ;
- d’incendies importants (2011 l’incendie accidentel du Maïdo)
- d’épisodes volcaniques ou de panaches de SO₂ du Piton de la Fournaise ;
- ou de phénomènes météorologiques inhabituels.
Grâce à leur mobilité, elles peuvent être positionnées au plus près de la plus proche zone d’exposition des populations, permettant d’évaluer rapidement les concentrations en polluants et les risques sanitaires associés.

