Protoxyde d’azote (N₂O)

Polluants chimiques

Bien que non traditionnellement inclus dans les « NOx » (oxydes d’azote), le protoxyde d’azote, également appelé oxyde nitreux, est un composé oxygéné de l’azote. Ce gaz incolore et ininflammable, est stable dans les basses couches de l’atmosphère mais décomposé dans les couches plus élevées (stratosphère) par des réactions chimiques impliquant la lumière du soleil.

Composé de deux atomes d’azote et d’un atome d’oxygène, sa formule chimique est N₂O.

Sources

L’agriculture est la principale source d’émission de protoxyde d’azote, en particulier du fait de l’épandage des fertilisants minéraux et d’origine animale (engrais, fumier, lisier, résidus de récolte). Une petite partie des émissions de ce gaz est attribuée au trafic routier (en particulier aux véhicules équipés de pots catalytiques) et à quelques procédés industriels (fabrication de certains acides, du nylon). Enfin, le protoxyde d’azote connaît des applications dans le domaine agro-alimentaire où il est utilisé comme gaz propulseur dans les bonbonnes de crème chantilly, ou comme agent conservateur de la viande. Le protoxyde d’azote peut également être émis de manière naturelle, par le sol et les océans.

Effets

Aussi connu sous le nom de gaz hilarant, le protoxyde d’azote est d’usage très courant en médecine, pour ses propriétés anesthésiques et analgésiques. A forte dose, il peut provoquer des effets neurologiques (pertes de mémoire, hallucinations, dépendance, vertiges…) et entraîner jusqu’à l’asphyxie, par manque d’oxygène.

Le protoxyde d’azote est le quatrième plus important gaz à effet de serre après la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone et le méthane.

Réglementation

Face à la multiplication des cas de complications, notamment neurologiques, survenues après des consommations répétées et/ou massives de N₂O, une loi de prévention des usages dangereux du protoxyde d’azote en milieu de soin a été adoptée en juin 2021. Outre l’interdiction de la vente de N₂O aux mineurs, la loi prévoit également l’interdiction de la vente ou de l’offre, y compris aux personnes majeures dans les débits de boissons (bars, discothèques, débits de boisson temporaires) et débits de tabac (3 750 € d’amende).