Le changement climatique et la pollution de l’air sont intimement liés. Certains des polluants de l’air sont également des gaz à effets de serre et contribuent au changement climatique, comme l’ozone par exemple. Le changement climatique va quant à lui favoriser certains types de polluants, avec par exemple des conditions favorables à la formation d’ozone plus fréquentes, ou une augmentation des concentrations de particules fines associées à des feux de forêts. Enfin, plusieurs politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre peuvent être favorables à la qualité de l’air et réciproquement. Il est très important de s’assurer de la cohérence de ces politiques, et œuvrer pour réduire simultanément les émissions de polluants et les émissions de gaz à effet de serre.
Une étude internationale parue dans Science Advances en 2025 “Beyond the limit : The estimated air pollution damages of overshooting the temperature target” révèle qu’une transition rapide vers des politiques climatiques ambitieuses peut permettre de prévenir près de 210 000 décès prématurés d’ici 2030 grâce à l’amélioration de la qualité de l’air. En réduisant non seulement les gaz à effet de serre mais aussi les polluants atmosphériques (particules fines, ozone…), les trajectoires « zéro dépassement » s’imposent comme un double levier – santé publique et climat.
La pollution de l’air reste le premier facteur environnemental de risque pour la santé dans le monde.
En France, les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) travaillent depuis toujours selon cette approche transversale. Elles œuvrent quotidiennement pour lier la lutte contre le changement climatique à la réduction de la pollution atmosphérique, en promouvant des politiques cohérentes entre santé publique, énergie et mobilité durable. Leur expérience de terrain illustre concrètement la complémentarité entre action climatique et amélioration de la qualité de l’air, désormais reconnue à l’échelle internationale.